Partager l'article ! Thar ta gueule avec la chaleur...: Nous allons donc poursuivre notre route en direction du désert du Thar, dans la cité de Jaisalmer. ...
Nous allons donc poursuivre notre route en direction du désert du Thar, dans la cité de
Jaisalmer.
Nous prenons un bus de nuit, dans une atmosphère suspicieuse très désagréable. En effet, non seulement les hommes qui nous entourent à la gare routière ont des têtes patibulaires, mais en plus,
la Guest House qui nous a été conseillée à Jodhpur par un de ceux qui tenait celle où nous étions si bien, sent l’embrouille à plein nez. Nous arrivons à 4 hrs du matin, on vient nous chercher
ainsi que deux jeunes anglais partis pour un périple de 6 mois, et nous voici tous quatre dans cette maison, à des heures où nous ne pensons qu’à une chose, dormir, en train de boire le chaï de bienvenu, avec sous les yeux des photos de safari de chameaux que l’on veut nous vendre et dont nous n’avons rien à faire. Puis nous montons sur
la terrasse, ambiance désert du Maghreb, coussins à même le sol et table basse au programme. Nous n’avons toujours pas vu les chambres. Etrange, étrange…. Tout finissant par arriver, nous voici face à ce qui était décrit comme un havre de paix au milieu
du désert : des chambres minables, sombres, vétustes, pour un prix…
je vous laisse deviner. Ni une ni deux, nous décidons de partir, malgré l’insistance non pas de nos hôtes mais de… de quoi d’ailleurs ?.. et nous nous retrouvons avec nos sacs qui ont doublé
de volume depuis le départ, dans des rues poussiéreuses à 6hrs du matin. Direction, une autre Guest House, conseillée par un couple d’Américains rencontrés à Mont Abu. L’accueil est chaleureux,
c’est simple et sympathique, nous resterons donc trois jours.
Le problème d’une cité du désert, c’est justement… le
désert. Ah ! Verdure, forêt, rivière et température printanière… C’est beau, tranquille, les gens qui vivent dans la rue où nous logeons sont extrêmement gentils, mais il fait chaud. Très
chaud. Trop chaud. Christine va d’ailleurs prendre un coup de chaleur qui va la clouer dans une chambre à 40° pendant presque tout le séjour, problèmes intestinaux en sus, quant à Greg, bien
qu’en meilleure forme, il a perdu toute sa légendaire énergie. Malgré tous ces désagréments dûs à une trop longue période sous la température juste post glacière de Haute Loire, la cité de
Jaisalmer est enivrante. Ce sont des coins et recoins de petites rues sableuses chargées d’histoire, de nourriture et de bouses de vaches. Le fort qui domine le désert, est frétillant comme un
parc d’attraction. Ici des enfants jouent au criquet, là un dromadaire tire une chariote chargée d’étoffes, enfin la vie quoi.
La vie au ralenti car la chaleur rend l’homme lent, sage, lucide et averti. Ici, le vent
est chargé comme l’haleine d’un pompier le 14 juillet dans nos contrées. Chaud, lourd, une respiration de sable qui chauffe la peau. Après ces pérégrinations dans cette magnifique ville nous
prenons une grande décision : il faut partir et remonter vers le Nord, non seulement pour changer un peu de climat, mais aussi de région et de spiritualité. Nous optons pour le Nord-Ouest ,
La ville de Amritsar, la patrie des Sikhs et de leur temple d’Or, à quelques kilomètres de la frontière du Pakistan.